Analyse de la consommation de meuble en Europe – Version HTML CMS
Une enquête IPEA x HomeByMe Enterprise

Analyse de la consommation de meuble en Europe

Périmètre 15 000 ménages
Territoire 10 pays d’Europe
Période Janvier à mars 2024
Source de référence du contenu : rapport PDF d’origine.

À propos de l’enquête

L’IPEA et ses partenaires, dont Dassault Systèmes, ont lancé cette grande enquête grâce au soutien du Codifab. Elle vise à comprendre le comportement actuel et futur des Européens en matière de consommation de meubles, avec un focus sur les solutions d’aide à l’aménagement et de personnalisation, ainsi que sur l’imbrication des parcours en ligne et hors ligne.

Les enjeux

  • Connaître les déclencheurs d’achat des consommateurs
  • Comprendre leurs réflexes et habitudes de consommation
  • Étudier les différences selon les âges et les pays

Pays interrogés

Danemark Royaume-Uni Pays-Bas Belgique Allemagne France Suisse Autriche Espagne Italie

Organisations

L’IPEA – Institut de la Maison organise ses enquêtes en collaboration avec les acteurs du secteur.

HomeByMe Enterprise de Dassault Systèmes propose des solutions cloud 100 % web pour imaginer, concevoir et configurer des projets d’aménagement intérieur en 3D.

Le comportement avant l’acte d’achat

Les sources de renseignement des consommateurs

Avant un achat de meuble ou de cuisine, 64 % des Européens se renseignent en magasin, 44 % sur internet et 22 % utilisent les deux sources d’information. Contrairement à une intuition post-Covid, le magasin reste donc central dans la phase de préparation.

64 %
Magasin
44 %
Internet
22 %
Les deux

Une appétence pour l’inspiration en ligne

80 % des ménages démarrent leur expérience d’achat via un smartphone ou une tablette lorsqu’ils doivent acheter un meuble. Les 20-39 ans sont nettement plus tournés vers internet que la moyenne européenne. La France se situe dans la moyenne, alors que les Anglais et les Allemands sont de gros utilisateurs du web, à l’inverse des Autrichiens et des Belges, plus tournés vers le magasin.

La source d’information privilégiée semble davantage relever d’un aspect culturel et d’habitudes de consommation que de la seule surface d’exposition des magasins.

La complémentarité entre sites internet et points de vente physiques

L’achat en ligne varie fortement selon les pays. En moyenne, 27 % des dépenses meubles sont effectuées sur internet. Le Royaume-Uni atteint 46 %, la Belgique 19 % et la France 26 %. En parallèle, 28 % des Européens ne réalisent aucune dépense meuble sur internet.

46 %
Royaume-Uni
19 %
Belgique
26 %
France
27 %
Moyenne Europe
Pays Part moyenne des dépenses internet
Autriche24 %
Belgique19 %
Danemark20 %
France26 %
Allemagne32 %
Italie28 %
Espagne27 %
Suisse25 %
Royaume-Uni46 %
Pays-Bas27 %
Moyenne27 %

Projection des dépenses meubles

Dans les prochaines années, 25,1 % des Européens anticipent davantage d’achats en magasin, 23,8 % davantage d’achats sur internet, et 51,1 % aucun changement. Les Français sont 60,6 % à ne rien vouloir changer, tandis que 29,7 % des Allemands se disent prêts à effectuer plus de dépenses en ligne.

Plus d’achats dans les magasins25,1 %
Plus d’achats sur internet23,8 %
Pas de changement51,1 %

Comportements et attentes des consommateurs lors d’un achat de mobilier ou de cuisine

Des magasins plus grands

Le magasin physique demeure essentiel : les consommateurs veulent tester la qualité, toucher les matériaux et vérifier les dimensions afin de se projeter. Pourtant, la baisse attendue de la surface moyenne des magasins oblige les distributeurs à repenser la présentation de la gamme et à digitaliser l’accès au catalogue complet.

Interrogés sur la taille des magasins, 55,6 % des Européens souhaitent des magasins plus grands, 10,3 % des magasins plus petits avec accès numérique au reste de l’offre, et 34,1 % aucun changement majeur.

55,6 %
Magasins plus grands
10,3 %
Magasins plus petits + support numérique
34,1 %
Pas de changement majeur
Pays Plus grands Plus petits + numérique Pas de changement
Autriche48,5 %11,2 %40,3 %
Belgique55,0 %10,5 %34,6 %
Danemark48,4 %14,0 %37,6 %
France41,8 %9,6 %48,6 %
Allemagne52,2 %9,9 %37,9 %
Italie66,9 %10,7 %22,3 %
Espagne62,2 %13,1 %24,7 %
Suisse52,4 %10,5 %37,2 %
Royaume-Uni63,1 %4,7 %32,2 %
Pays-Bas65,1 %9,1 %25,8 %
Ces données montrent qu’il sera difficile de satisfaire simultanément toutes les attentes. Les solutions digitales d’aide à l’agencement et de personnalisation deviennent donc centrales pour compenser la réduction des surfaces.

Utilisation actuelle des configurateurs et outils d’aménagement d’espace

L’un des enseignements majeurs de l’étude est l’usage croissant des outils d’aide à l’aménagement. Les foyers ont été interrogés sur l’utilisation d’un configurateur lors de leur dernier achat de mobilier, en distinguant la cuisine, la chambre et le salon-séjour.

« Un des éléments très importants de l’évolution post-Covid est le réflexe des consommateurs d’utiliser les configurateurs. Cela devient un automatisme car les acteurs du meuble et de la cuisine en proposent de plus en plus. Les consommateurs aiment utiliser leur smartphone, ordinateur ou tablette pour jouer avec un configurateur et visualiser leurs projets. » Christophe Gazel, Directeur général de l’IPEA – Institut de la Maison

La cuisine

Dans la cuisine, la part d’utilisation « consciente » est plus forte que dans les autres pièces, ce type de logiciel étant installé depuis longtemps dans le secteur. La moyenne européenne atteint 34,5 %.

PaysUtilisation d’un configurateur
Autriche34,7 %
Belgique35,3 %
Danemark32,1 %
France35,0 %
Allemagne39,3 %
Italie32,7 %
Espagne23,5 %
Suisse31,9 %
Royaume-Uni29,4 %
Pays-Bas50,8 %
Moyenne européenne34,5 %

La France se situe légèrement en deçà ou au niveau de la moyenne selon la lecture des pages, tandis que la Suisse se révèle comme l’un des pays les moins utilisateurs. L’Autriche figure parmi les pays les plus utilisateurs, quelle que soit la tranche d’âge.

La chambre

14,4 % des Européens, tous âges confondus, ont utilisé un configurateur pour aménager leur chambre. Chez les 20-39 ans, ce chiffre monte à 23,8 %.

14,4 %
Moyenne Europe
23,8 %
20-39 ans
18,4 %
France 20-39 ans
44,8 %
Italie 20-39 ans
PaysUtilisation d’un configurateur
Autriche17,7 %
Belgique8,6 %
Danemark11,5 %
France9,0 %
Allemagne11,0 %
Italie20,0 %
Espagne11,7 %
Suisse13,3 %
Royaume-Uni9,2 %
Pays-Bas32,0 %
Moyenne européenne14,4 %

La France n’est pas dans la tranche la plus haute. Le rapport souligne un travail important d’éducation du consommateur à mener, notamment pour accompagner la diminution des mètres carrés en magasin.

Le salon-séjour

Pour le salon-séjour, 16,4 % des répondants déclarent avoir eu recours à un configurateur. Le chiffre double quasiment chez les 20-39 ans.

PaysUtilisation d’un configurateur
Autriche26,3 %
Belgique11,2 %
Danemark14,5 %
France10,9 %
Allemagne14,9 %
Italie33,2 %
Espagne17,5 %
Suisse12,3 %
Royaume-Uni12,2 %
Pays-Bas11,1 %
Moyenne européenne16,4 %
17,6 %
Belgique 20-39 ans
22,1 %
France 20-39 ans
25,5 %
Moyenne 20-39 ans
44,5 %
Italie 20-39 ans

Les 20-39 ans

Le rapport insiste sur l’importance d’observer cette tranche d’âge, considérée comme celle des consommateurs de demain. Les différences avec la moyenne globale sont souvent significatives.

Cuisine

Chez les 20-39 ans, l’Autriche dépasse la moyenne européenne de 15 points, tandis que la Suisse tombe à 19 %.

  • Autriche : 49,8 %
  • Suisse : 19,0 %
  • France : 32,3 %

Chambre

Les jeunes Italiens battent des records avec 44,8 % d’utilisation, loin devant la France à 18,4 % et la Belgique à 16,3 %.

Salon-séjour

Les jeunes Italiens restent très au-dessus avec 44,5 %. La France atteint 22,1 % et l’Autriche conserve un niveau assez homogène selon les âges.

Le document rappelle qu’il n’existe pas un consommateur européen unique, mais bien des cultures de consommation distinctes selon les pays et les générations.

Projection de l’utilisation des configurateurs et outils d’aménagement d’espace

En se focalisant sur l’usage futur, les Européens se montrent majoritairement friands des outils d’aide à l’aménagement. Les Italiens, et plus encore les 20-39 ans, affichent une appétence particulièrement forte.

En France, 27 % des consommateurs déclarent qu’ils utiliseraient un configurateur pour leur chambre et 34 % pour leur salon-séjour. En Europe, les intentions atteignent 34,2 % pour le salon-séjour et 42 % pour les 20-39 ans.

Demain, pour la chambre

PaysUtiliserait un configurateur (Oui)
Autriche23,7 %
Belgique19,5 %
Danemark14,8 %
France18,9 %
Allemagne19,2 %
Italie22,2 %
Espagne25,0 %
Suisse15,4 %
Royaume-Uni59,5 %
Pays-Bas51,4 %
Moyenne (Oui)27,0 %

Demain, pour le salon-séjour

34,2 %
Moyenne européenne
33,9 %
France 20-39 ans
65,6 %
Italie 20-39 ans
59,0 %
Espagne 20-39 ans
PaysTotal « Oui »
Autriche35,8 %
Belgique23,8 %
Danemark23,3 %
France22,4 à 28,3 % selon la lecture du graphique
Allemagne25,0 à 41,4 % selon segment
Italie62,6 %
Espagne27,3 à 55,8 % selon segment
Suisse19,4 à 24,1 % selon segment
Royaume-Uni14,3 à 22,9 % selon segment
Pays-Bas27,6 %

Mode projet et omnicanalité en réponse au changement structurel du marché

Le document insiste sur le fait que le changement n’est pas conjoncturel mais structurel. Il impose une transformation profonde du secteur autour de trois axes : nourrir les consommateurs en ligne et leur permettre de mûrir un projet, former les vendeurs aux outils d’aménagement d’espace, et faire revenir les consommateurs en magasin via une logique web-to-store.

Nourrir

Nourrir les consommateurs en ligne et leur permettre de mûrir un projet.

Former

Former les vendeurs à des outils d’aménagement d’espace.

Ramener

Faire revenir les consommateurs en magasin grâce au web-to-store.

Le parcours omnicanal, essentiel au mode projet

Les consommateurs recherchent des solutions qui les aident à se projeter, notamment pour les achats coûteux. 95 % des répondants veulent utiliser un configurateur pour visualiser un projet, contre 36 % pour obtenir un devis.

95 %
Visualiser un projet
36 %
Obtenir un devis

Parmi les Européens ayant déjà utilisé un configurateur pour leur cuisine, la majorité l’a fait en magasin : 66,1 % en magasin, 17,4 % en ligne et 16,5 % via les deux.

En magasin66,1 %
En ligne17,4 %
Les deux16,5 %
« On voit bien que dans certains métiers, on ne calcule même plus la valeur des ventes du e-commerce. Qu’est-ce qu’un achat réellement e-commerce quand le consommateur zappe en permanence entre le magasin et internet, et entre produits et projets ? Avec ce fort développement de l’omnicanalité, on regarde le parcours d’achat du consommateur dans son ensemble. » Christophe Gazel, Directeur général de l’IPEA – Institut de la Maison

Les vendeurs, clés de voûte du parcours client

Lors d’un achat de meuble, les consommateurs se basent d’abord sur la qualité des produits, le choix et les remises. Le rapport souligne la nécessité d’une cohérence forte entre site web et magasin, notamment sur les promotions et les conditions commerciales.

Le vendeur devient l’élément structurant du parcours omnicanal. Sa valeur repose de plus en plus sur sa maîtrise de la technologie, sa capacité à conseiller, rassurer et faire le lien entre l’expérience en ligne et celle du point de vente.

« L’omnicanalité passe aujourd’hui par un élément fort : le vendeur. » Christophe Gazel, Directeur général de l’IPEA – Institut de la Maison
Pour offrir une expérience sans couture, le personnel de vente doit être aussi bien formé à la relation commerciale qu’à l’utilisation de solutions de personnalisation et d’aide à l’aménagement.

Le web-to-store, un défi à relever

Le problème n’est pas tant le taux de transformation que la capacité à faire revenir les acheteurs potentiels en magasin. Le rapport propose plusieurs leviers d’action.

Avant la visite

  • Donner un maximum d’informations sur les fiches produits web
  • Mettre en avant les outils d’aide à l’aménagement
  • Proposer une utilisation guidée

Pour déclencher la venue en magasin

  • Proposer des outils qui aident à se projeter
  • Créer une expérience en ligne qui donne envie de poursuivre en magasin
  • Rendre possible la prise de rendez-vous en ligne pour finaliser un projet dans le point de vente le plus proche

Le consommateur est alors nourri, incité à se rendre en magasin, puis orienté vers l’expertise d’un vendeur pour aller jusqu’à la finalisation de l’achat.

Conclusion

Le rapport fait ressortir trois enseignements majeurs.

1. Des attentes variées et parfois contradictoires

Chaque pays européen a ses caractéristiques propres. Il est donc difficile de définir une stratégie unique.

2. Miser sur le projet plutôt que sur le volume

La baisse des volumes observée en France comme ailleurs en Europe confirme une évolution structurelle du marché.

3. L’alliance du vendeur et du configurateur

Le succès repose sur des vendeurs augmentés, formés, capables de reprendre un projet commencé en ligne et de le sécuriser en magasin.

« Les volumes baissent toujours plus, il est donc important que les acteurs du meuble se mettent à optimiser la valeur. […] Cette équation valeur-volume n’est pas conjoncturelle mais bien structurelle. » Christophe Gazel, Directeur général de l’IPEA – Institut de la Maison

L’alliance du vendeur et du configurateur est la clé du succès

Dans l’évolution du mode produit vers le mode projet, le vendeur est un facteur décisif. Les marques et les magasins doivent permettre à leurs clients de commencer un projet ou une personnalisation en ligne, puis de bénéficier en magasin du conseil et de la réassurance d’un expert.

Le configurateur sera de plus en plus attendu dans toutes les enseignes de mobilier. L’enjeu est désormais d’identifier les stratégies à adopter selon le marché visé, les pays, les tranches d’âge et les comportements des consommateurs de demain.

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